Le plus célèbre club de Genève s'est offert un décor tout neuf à la suite d'une inondation. On dîne désormais au Griffin's dans une ambiance égyptienne, moins «forêt vierge» qu'auparavant. La cuisine en revanche n'a pas pris de tonalité orientale. Antoine Rostella concocte des plats parfaitement adaptés à la nuit où la simplicité et les assaisonnements toniques sont des qualités.
Mais la vraie nouveauté pour le club est la création d'une... terrasse, appelée «Cosy Corner». Installation lilliputienne mise en place le soir seulement sur le trottoir lorsque le temps le permet. Une carte restreinte y est proposée, reprenant quelques plats du restaurant, mais aussi des mets spécifiquement adaptés. S'il reste quelques beaux jours à se mettre sous la dent, ne manquez pas, par exemple, le tartare de saumon et cabillaud aux tomates fraîches. Poissons traités séparément, très bien assaisonnés, un joli plat.
Tagliatelles aux crevettes et vodka
Toujours sur la terrasse, les poissons et viandes grillées tiennent le haut du pavé, en toute logique. Le poussin grillé à l'harissa est généreusement pimenté et la dorade grillée au fenouil est cuite avec une modération exemplaire.
Au club, quelques plats demandent une préparation un peu plus élaborée. Avec une préférence pour ces délicieuses tagliatelles aux grosses crevettes, ces deux éléments étant servi al dente. Les queues de crustacés sont juteuses et croquent sous la dent. La sauce est dynamitée par la vodka, assez poivrée; elles donnent des ailes à ce mariage sympathique.
Au dessert, il n'est pas question de se priver des incontournables soufflés chauds inscrits à la carte depuis plus de vingt ans par le chef de l'époque, l'attachant Alain Bezos.
Ses successeurs ont poursuivi cette tradition, mais on ne retrouve plus celui au citron vert qui laisse un souvenir impérissable. On se contentera donc du soufflé au Grand Marnier qui s'est révélé un petit peu farineux lors de la dernière visite.
Des vins fort chers
Il n'est pas question d'éviter la question des vins dans ce club toujours aussi accueillant. On se souvient des sublimes bordeaux de Bernard Grobet.
Aujourd'hui, le choix est devenu plus difficile, car les prix ont sérieusement pris l'ascenseur. Il est très difficile de trouver une bouteille à moins de 300 francs, et presque impossible en dessous de 100 fr. Au club, c'est déjà limite, sur la terrasse, c'est franchement ridicule. Il est grand temps de reconsidérer cette politique inflationniste...
A noter la gentillesse et la prévenance du service et rappelons que si le Griffin's reste un club privé, on peut y manger sans problème en réservant. L'accès à la piste de danse ne doit pas poser de problème après le repas... (Tribune de Genève)
Mais la vraie nouveauté pour le club est la création d'une... terrasse, appelée «Cosy Corner». Installation lilliputienne mise en place le soir seulement sur le trottoir lorsque le temps le permet. Une carte restreinte y est proposée, reprenant quelques plats du restaurant, mais aussi des mets spécifiquement adaptés. S'il reste quelques beaux jours à se mettre sous la dent, ne manquez pas, par exemple, le tartare de saumon et cabillaud aux tomates fraîches. Poissons traités séparément, très bien assaisonnés, un joli plat.
Tagliatelles aux crevettes et vodka
Toujours sur la terrasse, les poissons et viandes grillées tiennent le haut du pavé, en toute logique. Le poussin grillé à l'harissa est généreusement pimenté et la dorade grillée au fenouil est cuite avec une modération exemplaire.
Au club, quelques plats demandent une préparation un peu plus élaborée. Avec une préférence pour ces délicieuses tagliatelles aux grosses crevettes, ces deux éléments étant servi al dente. Les queues de crustacés sont juteuses et croquent sous la dent. La sauce est dynamitée par la vodka, assez poivrée; elles donnent des ailes à ce mariage sympathique.
Au dessert, il n'est pas question de se priver des incontournables soufflés chauds inscrits à la carte depuis plus de vingt ans par le chef de l'époque, l'attachant Alain Bezos.
Ses successeurs ont poursuivi cette tradition, mais on ne retrouve plus celui au citron vert qui laisse un souvenir impérissable. On se contentera donc du soufflé au Grand Marnier qui s'est révélé un petit peu farineux lors de la dernière visite.
Des vins fort chers
Il n'est pas question d'éviter la question des vins dans ce club toujours aussi accueillant. On se souvient des sublimes bordeaux de Bernard Grobet.
Aujourd'hui, le choix est devenu plus difficile, car les prix ont sérieusement pris l'ascenseur. Il est très difficile de trouver une bouteille à moins de 300 francs, et presque impossible en dessous de 100 fr. Au club, c'est déjà limite, sur la terrasse, c'est franchement ridicule. Il est grand temps de reconsidérer cette politique inflationniste...
A noter la gentillesse et la prévenance du service et rappelons que si le Griffin's reste un club privé, on peut y manger sans problème en réservant. L'accès à la piste de danse ne doit pas poser de problème après le repas... (Tribune de Genève)

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