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12.02.2005
Quelle: 24heures.ch
LES FAITS En discothèque aujourd’hui, les people ne sont plus forcément ceux que l’on croit. Depuis l’avènement des sites internet branchés, qui diffusent des photos de noctambules à la pelle, la vedette, c’est vous! C’est parfois un peu chaud, souvent glamour et paillettes, et ça attire les sponsors.
Les noctambules vaudois sont des stars. Au même titre que les célébrités qui papillonnent sous les sunlights ou dans les magazines. Des people , quoi. Vous en doutez? Pas eux! Il suffit pour s’en convaincre d’aller surfer sur les sites internet dédiés au clubbing, ces sites qui rendent compte en images des soirées branchées de Romandie. Ils prennent la pose. Ils sont beaux. Jeunes et fiers. Et ça marche: le leader zurichois www.tilllate.ch avance 35 millions de pages vues… par mois et près de 1,2 million de photos proposées.
Un business qui attire désormais les annonceurs et qui ne laisse que peu d’espoir aux amateurs, même les plus passionnés: actif depuis quatre ans, le lausannois www.dancefloor.ch vient ainsi de mettre la clé sous la porte. Un irréductible lausannois se dresse encore face au géant suisse allemand. C’est le Petit Poucet www.events-gallery.ch et ses… 76 000 clichés sur le web. Lui aussi s’apprête à amorcer un virage plus professionnel. Décryptage.
Un irréductible Lausannois
Honneur au régional de l’étape. A la tête de Events-gallery, on retrouve Marino Trevisani. Dans le monde de la nuit, en l’espace de trois ans, sa barbichette est devenue tout aussi célèbre que celle du DJ star italien Benny Benassi. C’est peu dire. Sa bouille, on la découvre pratiquement à chaque photoreportage. Marino pose toujours en très galante compagnie. Ou plutôt posait. «Je le faisais quand je considérais qu’il s’agissait d’un site très perso. C’est de moins en moins le cas.» Car Events-gallery aujourd’hui, c’est vingt photographes officiels, trois en formation et trois autres extras. Des photographes très passionnés qui, comme pour tillate.ch, travaillent pour rien. Ou presque: ils sont «payés» en boissons gratuites, entrées diverses et reconnaissance. Ah, la gloire! Marino Trevisani: «Pour ce qui est des clichés, ils ne sont pas drillés avant le reportage. C’est vrai qu’il existe une certaine mode qui veut que les filles, devant l’objectif, se montrent provocantes et s’embrassent. Mais il n’y a jamais rien de trash. C’est spontané. On est encore loin du «butting» à l’américaine qui veut que toutes les filles montrent leurs fesses.» Quoique… Une liberté d’esprit, une fraîcheur proche du fanzine, que pourrait menacer l’arrivée de sponsors sur le site. Des annonceurs publicitaires plus soucieux de l’image. En tout cas, Marino y songe. Sérieusement.
«Tout est analysé»
Les sponsors, Tillate.ch les pratique déjà. En Romandie, c’est Olivier Rivas qui mène la barque depuis une année. Il est regional manager . Licencié HEC. L’histoire Tilllate, c’est celle de trois étudiants zurichois qui avaient photographié la Street Parade en 2000, puis balancé les clichés sur le Net. Tilllate.ch était né. Olivier Rivas supervise aujourd’hui quarante photographes, histoire d’entretenir un contact très proche avec les régions. Ils sont plus de trois cents au niveau national. Les photos, c’est du business. «Tout est analysé. On totalise le nombre de clics sur une photo. On se demande pourquoi un sujet est plus regardé qu’un autre, si ça vient du club, du thème de la soirée…» explique Olivier Rivas. Une section «membre», dont l’inscription est gratuite, permet d’en savoir plus sur les internautes. Ils sont quatre-vingt mille en Suisse. Leur profil est dressé. Les annonceurs, qu’ils vendent des habits, des voitures ou des téléphones portables, savent ainsi à qui ils s’adressent.
Le chiffre d’affaires de Tilllate.ch en 2004? C’est motus et bouche cousue. Une chose est sûre: il est en nette et constante progression. Tant et si bien qu’il a été décidé d’exporter le concept qui marche: Tilllate.ch débarque en France et en Angleterre. Dansez, vous êtes flashés!
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